Lorsque vous anticipez votre arrivée aux Etats-Unis, la question du logement peut se poser.
Faut-il se mettre en recherche avant votre arrivée, quitte à faire face à des difficultés pour les visites et les envois de dossiers ? Faut il plutôt prévoir une recherche sur place ? Tout dépendra de votre situation.
Anticiper le timing de recherche.
Pour la plupart des LLMs, la rentrée universitaire a lieu fin août. Dans certaines villes (par exemple des « villes-campus » étudiantes), il arrive que la durée des contrats de location coincide avec l’année scolaire (9 mois). Ces contrats n’ont pas la flexibilité vous permettant d’arriver plus tôt sur place ou de rester plus longtemps pour le barreau, ni même d’écourter votre séjour. Dans cette situation, il est parfois nécessaire de trouver un logement à court terme (Airbnb, Hotels) durant les périodes de latence.
Dans d’autres villes (par exemples les plus grandes villes américaines), les contrats de location seront plus classiques et vous permettront de rester la durée souhaitée, en tenant compte de votre préavis.
Rechercher un appartement
La recherche d’un logement peut se faire par le biais de plusieurs plateformes telles que l’application Zillow, assez répandue. Les américains ont aussi recours à Craigslist, qui est l’équivalent du « Leboncoin » local. Les groupes Facebook de l’Université ou de la ville ou du quartier dans lequel vous souhaitez habiter peuvent aussi se révéler intéressants, le plus efficace restant le bouche-à-oreille, notamment si vous connaissez d’anciens étudiants.
Dans la mesure où vous deviez signer un lease agreement avant votre arrivée, soyez prudent avant d’utiliser Craigslist (certaines arnaques pouvant circuler). En revanche, si vous signez via une agence qu’un ancien élève ou qu’un advisor de l’Université vous a recommandé, il est tout à fait possible de procéder à distance sans qu’il ait de problème particulier.
Renseignez vous sur les distances à parcourir jusqu’au Campus et surtout jusqu’à la Faculté de droit (le campus pouvant s’étaler sur plusieurs kilomètres). Peu d’étudiants font le choix d’acquérir un véhicule pour une durée de séjour inférieure à un an. Si vous êtes dans cette situation, vous devrez donc compter sur les transports en commun (ou le vélo).
Retour d’expérience : la recherche d’appartemment de Coline
J’avais sélectionné à distance, avant mon arrivée, une chambre dans un logement en colocation à moins d’un kilomètre du Campus.
Ces appartemments n’étaient disponibles que le weekend de la rentrée soir le 24 août. Le programme LLM commençant le 05 août, je m’étais rapprochée de la faculté de droit pour assurer la période transitoire, qui m’a indiqué que quelques chambres dans les dortoirs de l’Université étaient à disposition pendant la période estivale.
Après trois semaines passées dans le programme LLM, j’avais eu le temps me rapprocher d’autres étudiants recherchant un appartemment et former ensemble une colocation dans le logement que j’avais trouvé. Bien que le fait d’avoir réservé un appartemment avant l’arrivée puisse sembler rassurant, la recherche sur place permet aussi de constituer une colocation avec les personnes avec lesquelles des affinités se sont créées.
En choisissant un logement sur place, vous pourrez également vous assurer de son état lors de visites.
Les appartements peuvent être meublés (« furnished ») ou non-meublés (« non-furnished »). Pour des raisons évidentes nous vous conseillons de trouver un appartement meublé pour ne pas avoir à vous encombrer. Si le mobilier n’est constitué que du minimum, les supermarchés Walmart ou Target disposent de rayons très fournis en petit mobilier et ustensiles de cuisine.

Coût du logement.
Le coût d’un logement peut varier considérablement selon la localisation. Comptez au moins 1000 USD pour une chambre colocation proche de Berkeley University en Californie, ou 800 USD pour un 3 pièces dans une ville étudiante plus modeste.
Vous devrez également ajouter les charges, parfois incluses dans le coût de votre « rent ».
Le loyer sera généralement payé d’avance et un « deposit » vous sera demandé et restitué à la fin du contrat sauf en cas de dégradations.
Notez que la législation américaine n’est pas aussi protectrice envers les locataires que la législation française. Cette-ci ne prévoit par exemple pas de « trève hivernale », et un propriétaire pourra agir beaucoup plus rapidement pour expulser un locataire qui ne paie pas son loyer.
Dossier locatif.
Lorsque vous allez présenter votre dossier locatif, plusieurs documents vous seront demandés. Assurez vous de disposer d’une preuve de votre statut d’étudiant international (ex: votre I20), afin de justifier l’absence d’autres documents (comme l’absence de votre numéro de sécurité sociale américain : « SSN Number« ).
Le SSN Number permet de vérifier le « credit score » des personnes recherchant une location, et ainsi d’évaluer leur capacité à payer le loyer. En revanche, les étudiants internationaux n’en disposant pas peuvent généralement signer un contrat de location avec la preuve de l’admission dans un programme d’études et un simple VISA étudiant.
Nous recommandons de bien lire votre contrat de bail afin d’en comprendre les termes. La sous-location (« sublease ») est souvent soumise à l’accord du propriétaire (ainsi que de vos colocataires le cas échéant).
Nous recommandons également d’être présent lors de l’état des lieux d’entrée et de sortie, dans la mesure du possible, afin de vous assurer que le compte rendu soit exact.
Locations saisonnières et hotels.
Du côté des locations saisonnières ou hôtels, les classiques « Airbnb » ou « Booking.com » sont très répandus.
Le site « Hotwire » propose des prix très intéressants pour les chambres d’hôtel vacantes, surtout si vous regardez au dernier moment.